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COLLOQUES


EROS LATIN


Éros noir dans la légende d’Acis et Galatée (Ovide, Les Métamorphoses, XIII, 722-900)

Marcel Ditche


La légende d’Acis et Galatée prend place au livre XIII des Métamorphoses d’Ovide, aux vers 792-900. L’île de Sicile, en des temps fabuleux d’avant l’Histoire : les rochers, les forêts, la mer. Acis, bel adolescent de seize ans, fils du dieu Faunus et de la nymphe Symaethis, et Galatée, fille du dieu Nérée et de la nymphe Doris, s’aiment d’un amour réciproque. Mais le Cyclope Polyphème, géant monstrueux et sauvage, fils de Poséidon et de la nymphe Thoossa, s’est épris violemment d’elle et la recherche sans cesse. Un jour qu’elle se trouve en compagnie d’Acis à l’abri d’un rocher, Polyphème, du haut de la montagne, après avoir joué de la flûte de Pan, fait entendre un long discours de séduction à destination de l’absente et insensible jeune fille. Il y chante la beauté farouche de Galatée, énumère tous les présents qui lui reviendraient, si elle consentait à l’aimer, loue sa propre beauté et lance de terribles menaces sur son rival. A la fin de ce discours, alors qu’il s’est mis à arpenter avec fureur les forêts, Polyphème aperçoit soudain le couple des amants. Ses cris furieux font fuir Galatée qui plonge dans l’eau voisine. Acis fuit lui aussi mais Polyphème le poursuit et lance sur lui un énorme rocher qui l’écrase totalement. Galatée obtient du Destin la métamorphose d’Acis : le sang qui s’écoule de dessous le rocher se transforme en un fleuve qui prend son nom.

Le récit est pris en charge, pour la première fois dans le texte d’Ovide, par Galatée elle-même, en larmes, qui le raconte à Scylla, du temps où celle-ci était encore une jeune fille, avant d’être transformée en monstre du détroit de Messine, couplé avec Charybde. Assistent également au récit ses sœurs les Néréides, qui, après l’avoir écoutée, s’éloignent en silence. L’inclusion de la légende d’Acis et Galatée au livre XIII illustre la liberté de composition des Métamorphoses. Le récit s’inscrit dans le périple d’Enée, qui le conduit de Troie en flammes en Italie. C’est à l’occasion de l’arrivée des Troyens en Sicile, lors du franchissement du détroit de Messine, gardé par les deux monstres Charybde et Scylla, qu’est évoquée cette légende, sous la forme d’un retour en arrière de type digressif. Le récit de Galatée s’inscrit dans un ensemble de récits dominés par la thématique des amours contrariées et malheureuses, de la vengeance d’un amant ou d’une amante, victimes de l’insensibilité de l’être aimé. Une structure identique s’y répète, celle d’une nymphe suscitant le désir masculin, restant insensible au discours de persuasion et prenant la fuite. Seule la fin diffère : viol ou métamorphose. Après le récit de Galatée sont rapportés les malheurs de sa confidente Scylla, encore épargnée contrairement à Galatée, au moment où celle-ci lui fait son récit, mais transformée ensuite en monstre par Circé, après être restée insensible à l’amour du dieu marin Glaucus, lui aussi sorte de monstre mi-homme mi-poisson, dont Circé elle-même était tombée amoureuse, mais qui l’avait repoussée. Un troisième récit évoque la métamorphose, toujours effectuée par Circé, pour le punir de son insensibilité amoureuse, du jeune roi Picus en pivert et de son épouse, la nymphe Canens, en une voix prophétique privée de corps. Tous ces récits évoquent donc les conséquences tragiques de l’insensibilité amoureuse et constituent un interlude érotique dans le récit de l’Enéide ovidienne.

Le récit d’Ovide est le premier à nous raconter la légende sous cette forme, sans que nous sachions s’il l’invente ou s’il l’emprunte à d’autres récits, populaires ou littéraires. Les origines de cette légende nous restent en partie inconnues. Nous savons cependant qu’elle ne mettait originellement en scène que la jeune nymphe Galatée et le cyclope Polyphème. Elle évoquait l’ardent amour éprouvé par le cyclope pour Galatée et plaçait ainsi le cyclope Polyphème, représenté dans l’épopée homérique comme un monstre brutal et sanguinaire, dans une paradoxale situation galante. Une première version de la légende racontait l’insensibilité et la résistance de Galatée à cette passion. Une autre version, dont aucun témoignage direct ne nous est parvenu, racontait les amours partagées de Galatée et Polyphème, donnant naissance à un fils ou à trois héros, Galas, Celtos et Illyrios, à l’origine de trois peuples : les Galates, les Celtes et les Illyriens.

De la première de ces versions nous a été conservé un beau témoignage littéraire : deux Idylles (petits poèmes d’inspiration pastorale et bucolique) du poète grec Théocrite (IIIe siècle avant J-C), sans doute originaire de Syracuse, l’Idylle 6 et l’Idylle 11 du recueil Les Idylles. Mais d’autres poètes, dont nous n’avons pas conservé les œuvres, avaient déjà traité cette situation du Cyclope amoureux, comme Bacchylide, et Philoxène de Cythère, au IVe siècle avant J-C. Seul un résumé du poème de Philoxène nous a été transmis :

« Le Cyclope s’avance. L’amour l’a rendu si doux qu’il a déposé toute marque de la férocité dont la nature l’a imprégné. Aussi porte-t-il avec lui un sac rempli de légumes et tient à la main une cithare. Il bondit, chante, fait résonner sa cithare, si forts sont ses transports de joie. Il exhorte même le troupeau qu’il conduit à se laisser aller à l’allégresse et à prendre, par son comportement, part à sa propre joie. Puis, par une chanson il avoue à Galatée sa passion et il essaie de l’amener à la partager. Bientôt, quand il comprend que l’âme de Galatée n’est pas enflammée par les feux qu’il ressent, il s’applique à les étouffer en chantant et il confie à des dauphins la tâche d’annoncer à Galatée de quelle façon il apaise la violence de son amour. » On voit que le Cyclope est placé dans une situation amoureuse inattendue et surprenante et, devant l’échec de sa plainte auprès de Galatée, apaise par son chant la violence de son désir et renonce à sa passion.

Au IVe siècle furent écrites trois comédies, qui ne nous sont pas parvenues (Nicocharès, Alexis et Antiphane) ayant pour sujet les amours de Polyphème et Galatée, ce qui montre le succès de ce scénario.

L’Idylle 6 de Théocrite, intitulée « Les chanteurs bucoliques », présente une joute poétique entre deux jeunes bergers, Daphnis et Damoitas. Le premier interpelle dans son chant Polyphème, qui reste indifférent aux agaceries amoureuses de Galatée. Le second répond, au nom du Cyclope, à cette interpellation : il feint en réalité l’indifférence pour éveiller chez Galatée le dépit amoureux et l’amener à lui céder. A une Galatée qui feint de se piquer au jeu amoureux s’oppose la suffisance ridicule de Polyphème.

L’Idylle 11, intitulée « Le Cyclope », est constituée essentiellement d’un long discours passionné, dont s’inspirera Ovide, adressé au bord de la mer par Polyphème à Galatée. Il se plaint de voir son amour repoussé par l’insensible, vante la vie que Galatée pourrait mener à ses côtés, regrette de n’être pas poisson pour pouvoir rejoindre sa bien-aimée dans l’eau, reproche à sa mère de ne pas intercéder en sa faveur pour soulager ses souffrances amoureuses, s’exhorte à retrouver la raison. Le chant, suggère le poète, est finalement le seul remède à sa folie passionnelle. Malgré quelques aspects touchants dans l’expression de sa passion, comme dans l’évocation de la naissance de son amour ou le rêve d’une douce vie à deux dans un décor pastoral, Polyphème apparaît surtout ridicule et le poème semble tourner en dérision les thèmes et le langage de la poésie pastorale de l’époque alexandrine.

On ne sait rien de l’introduction d’Acis dans cette légende de Polyphème et Galatée. Il apparaît pour la première fois comme le rival de Polyphème dans le texte des Métamorphoses d’Ovide, sans qu’on puisse dire si le personnage est de l’invention d’Ovide lui-même ou s’il l’a repris à quelque prédécesseur inconnu. L’introduction d’Acis reproduit en tout cas une situation stéréotypée de l’élégie amoureuse, souvent évoquée par Ovide dans ses poèmes : la rivalité de deux amants, que de plus tout oppose, pour une même femme, le bonheur de l’un, l’exclusion douloureuse et furieuse de l’autre.

Le récit d’Acis et Galatée se donne à lire comme une histoire simple mais son interprétation se révèle complexe et ambiguë. Cette ambiguïté est créée par la suspension brusque du récit qui laisse rêver le destin érotique des trois personnages et la dualité des registres, où se côtoient le pathétique (larmes de Galatée, paroles consolatrices de Scylla, silence et éloignement des auditrices à la fin du récit et même aspect émouvant de l’amour du Cyclope) et le comique, la dérision (dimension comique du Cyclope amoureux, subversion de la tonalité épique, jeu avec les stéréotypes de la pastorale et de l’élégie). Loin d’une réception immédiate et naïve, c’est à un plaisir à la fois ludique et raffiné, savant même, qu’est invité le lecteur.

Le récit peut tout d’abord se lire comme une belle histoire d’amour et de mort, l’échec d’un amour heureux, partagé, interrompu par la mort et le deuil de l’être aimé. Acis et Galatée apparaissent comme les victimes innocentes du déploiement d’une force brutale et sauvage. Le malheur est inscrit dans la disproportion même des forces en présence : le pâle Acis, traité comme un enfant (il en appelle à ses parents devant la menace !) ne peut rien pour secourir la malheureuse nymphe. La métamorphose d’Acis, obtenue du Destin par la nymphe elle-même, évite seulement sa disparition totale. Cette métamorphose fait mourir le jeune homme sous sa forme humaine (il est écrasé sous le rocher et son sang s’écoule) mais le fait survivre sous une autre forme, celle du fleuve, représenté à mi-corps comme un jeune homme. Comme l’écrit Catherine Clément à propos d’Ovide : « La métamorphose est le moyen d’échapper au tragique. »1. On peut y lire, par delà une lamentation pour Acis, une forme poétique de triomphe, de sublimation de l’amour par delà la perte : une union éternelle est permise sous la forme aquatique entre le fleuve et la nymphe de la mer. La menace de Polyphème, d’une violence à la mesure de sa sauvagerie, à la fin de son discours, de jeter le corps démembré de son rival à l’eau, pour permettre son union à Galatée se trouve, par la métamorphose, conjurée : « Je lui arracherai, vivant, les entrailles, je l’écartèlerai et jetterai ses membres épars à travers les champs, à travers les eaux. C’est ainsi que je consens qu’il s’unisse à toi ! » L’analyse de la métamorphose d’Acis faite par Hélène Vial2 va dans ce sens : « Le récit de la métamorphose comporte, écrit-elle, une forte connotation sexuelle » avec l’ouverture de la roche, le surgissement de roseaux vivaces, le fracas et le bondissement euphorique de l’eau. Il transforme le puer delicatus Acis, jusque là objet passif de la poursuite amoureuse, en amant viril et divin idéal, doté de la force positive, dont Polyphème serait la forme grotesque et caricaturale. Acis peut ainsi apparaître comme la réponse à un fantasme. La disparition de l’objet premier du désir n’est peut être pas sans tristesse ni nostalgie mais permet, puisque Acis tout en devenant autre est toujours Acis, une jouissance, qui reste toutefois ambiguë : on peut la juger éphémère car liée à l’instant de la métamorphose ou incertaine avec un tel amant, à la fois très proche et très lointain, ou au contraire éternellement renouvelée. Le livret de l’Acis et Galatée de Haendel insistera sur l’éternité du chant d’amour d’Acis transformé en fleuve.

La légende peut ensuite être interprétée comme une subversion de la représentation de l’amour idéal, vécu dans un paysage idyllique, paisible et enchanteur, composé de rochers, d’arbres et d’eau, traditionnel dans le genre pastoral. La Sicile où s’ancre le récit, avec l’évocation de l’Etna et de deux fleuves, (le Symaéthus et l’Acis) était selon les poètes, avec l’Arcadie grecque, le lieu originel de la poésie pastorale. Polyphème n’est d’ailleurs pas sans rappeler Pan, le dieu animal. Mais la Sicile évoquée ici, avec la présence de l’Etna, paraît plus âpre, plus épique que bucolique. Le cri de Polyphème effraie l’Etna lui-même et Galatée avait dit (vers 759-760) que le Cyclope était un objet d’horreur pour le paysage, contrairement au héros de la Pastorale, qui vit en harmonie avec son environnement. Toute nostalgie de l’univers pastoral, présente sans doute dans les Amores de Gallus, est également mise à distance. L’amour heureux d’Acis et Galatée, symbolisé par la scène d’intimité amoureuse à l’abri d’un rocher, se heurte à l’Autre, au monde extérieur dans sa violence, représenté par Polyphème, dont le regard surprend soudain les deux amants. La représentation ovidienne reprend les traits homériques de la monstruosité et de la sauvagerie du Cyclope : énormité, laideur, solitude du mode de vie pastoral, hostilité envers les hommes, anthropophagie, haine envers les dieux. Le discours de séduction de Polyphème, adressé à une Galatée cachée et non plus présente dans l’eau de la mer comme chez Théocrite, tente d’inverser cette image pour en faire un parfait amant. Le désir invente une fiction, une représentation imaginaire (idéalisation, espérances) pour empêcher la fuite de l’être aimé, suivant en cela les préceptes de L’Art d’aimer. La monstruosité du Cyclope devient beauté ; sa sombre caverne devient doux abri accueillant ; le pasteur solitaire et farouche se vante de pouvoir offrir à Galatée abondance de biens et profusion de produits ; le sauvage inhospitalier et anthropophage n’aspire plus qu’à la douce vie à deux : il en oublie même, comme l’amoureux de l’élégie, ses occupations habituelles (« il fait l’expérience de ce qu’est l’amour et enchaîné par son désir pour moi, il brûle, oubliant ses troupeaux et ses antres. » v.762-763) ; le contempteur des dieux proclame son absolue soumission à la femme aimée. Même si certains aspects peuvent paraître touchants, comme l’incapacité du désir à atteindre un objet hors d’atteinte, c’est le comique et le burlesque qui l’emportent. Le héros d’épopée se ridiculise en se faisant amant de Pastorale. Tout le discours de Polyphème avec ses clichés apparaît comme une dérision de la conception de l’amour pastoral et de la guérison des souffrances et de la folie amoureuse apportées par le chant, telle que la mettait en scène l’Idylle XI de Théocrite ou la Bucolique X de Virgile. La seule vue de son rival heureux suffit à faire s’écrouler cet univers de mots et d’artifices rhétoriques. Loin de trouver dans la musique et le chant l’apaisement ou la guérison de la violence de son désir et de sa frustration, d’attendre la rencontre d’une jeune fille plus belle que Galatée et de retourner en attendant à ses occupations de berger, le héros épique retrouve la violence vengeresse qui le caractérise pour châtier la cruauté de l’insensibilité de Galatée et surtout son abandon dans les bras d’un rival heureux, image inversée de sa constante fuite devant lui et de la résistance à son amour. Le malheur des deux amants résulte de leur oubli des menaces du monde, de leur croyance en une douce innocence et en la possibilité d’échapper au regard de l’autre omniprésent, de leur imprudence ou de leur insouciance. Le paysage pastoral fournit lui-même l’instrument de la catastrophe : l’énorme rocher que Polyphème détache de la montagne et qui écrase le corps d’Acis, causant sa mort humaine. Polyphème est ramené à la sauvagerie et le rocher lancé sur Acis, dans une parodie de combat singulier épique, en annonce un autre à destination du navire d’Ulysse.

A cette illusion de l’amour chanté par la Pastorale, la légende oppose une représentation du trouble, de la force et de la violence de la passion et du désir. Elle fait d’Acis un adolescent caractérisé par sa passivité, réduit à la condition d’objet de désir dans la relation amoureuse à Galatée : c’est elle qui le recherche sans cesse ardemment en une représentation inversée de toutes les nymphes poursuivies, violentées, abandonnées et plaintives de la mythologie. C’est elle encore qui prend l’initiative de la métamorphose d’Acis en usant de ses pouvoirs divins, même si elle doit se soumettre à la force supérieure du Destin. Sur le plan de l’Eros, par-delà leurs traits antithétiques évidents (la belle, blanche comme le lait, incarnation de la beauté féminine, et le monstre hideux), elle forme un couple avec Polyphème, qui n’est plus représenté comme un jeune homme, comme chez Théocrite : tous deux sont soumis à l’emprise toute puissante de la passion. Loin d’être un doux et tendre sentiment susceptible d’être guéri par les occupations bucoliques ou le chant comme dans la Pastorale, l’amour est une maladie sans remède, le désir est irrépressible et peut pousser à l’excès de folie frénétique : la furie de Polyphème prend la forme d’une éruption volcanique, comme le laissait présager son étroite association à l’Etna dont les feux bouillonnent dans sa poitrine. Cette conception de la passion, présente dans l’élégie amoureuse de l’époque augustéenne comme dans la tragédie, s’oppose ainsi au mensonge de l’amour pastoral. On peut peut-être même aller plus loin. Derrière l’insensibilité apparente de Galatée envers Polyphème et malgré la douleur causée par la perte de son amour, que laisse entendre le récit fait à Scylla et à ses sœurs les Néréides, ne peut-on envisager une secrète et trouble attirance de Galatée pour la force virile (Polyphème n’insiste pas seulement sur sa prétendue beauté mais sur sa taille et son aspect sauvage), la violence et la monstruosité de l’Eros noir de Polyphème et le secret désir de l’élimination du trop enfantin et trop délicat Acis, dont la fuite apeurée et les implorations adressées à Galatée et à ses parents prennent un accent comique. Le delicatus puer a ses limites. Cela expliquerait son comportement particulièrement imprudent face à la surveillance constante et à la poursuite jamais relâchée du monstre. Certaines versions du récit envisagent, on l’a vu, cette union monstrueuse, qui se situe au-delà de la persuasion de la parole. 

Loin de se prêter à une interprétation naïve, la légende s’offre ainsi à une lecture qui ouvre sur les profondeurs obscures de l’inconscient. Comme l’affirme Jacqueline Fabre- Serris3: « Il ne reste au lecteur qu’à constater {…} la loi terrible du désir, qui ne renonce jamais à sa réalisation, et la cherche dans la violence, à défaut de pouvoir la trouver dans la persuasion. » 

 

1 CLEMENT, Catherine, Miroirs du sujet, 10 /18, 1975, p.177.

2 VIAL, Hélène, La métamorphose dans les Métamorphoses d’Ovide, Belles Lettres 2010, p.152 et sqq.

3 FABRE-SERRIS, Jacqueline, Rome, l’Arcadie et la mer des Argonautes, P.U. Septentrion 2008, p.162. 



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- Auteur : Marcel Ditche
- Titre : Éros noir dans la légende d’Acis et Galatée (Ovide, Les Métamorphoses, XIII, 722-900)
- Date de publication : 06-11-2015
- Publication : Revue Silène. Centre de recherches en littérature et poétique comparées de Paris Ouest-Nanterre-La Défense
- Adresse originale (URL) : http://www.revue-silene.comf/index.php?sp=comm&comm_id=140
- ISSN 2105-2816